Fighters fight

Ca y est, c'est la reprise. Je m'étais promis de faire un break pendant le mois de janvier, et je suis arrivé au bout de cette période de sevrage.
Je n'ai pas non plus totalement arrêté, simplement les parties à gros investissement du type casino ou cercle. Par contre j'ai continué les parties à 5 euros du jeudi avec les potes, ainsi que les freeroll.
J'avouerai que ca m'a fait du bien. Ca m'a permit de penser a mon jeu, a ma façon de l'améliorer. Ca m'a permit de faire le point, d'écrire ce blog et d'aborder le poker d'une façon plus dégagée.
Le mois de janvier n'a pas l'air terrible donc au niveau de mon actualité, mais il a été plutôt prometteur. En effet, indépendamment des parties avec les potes ou je ne gagne rien ni ne perd rien, je me suis qualifié grâce a un freeroll sur pokerstar pour la final NRJ12. C'est quoi donc ? On dira la star académie du poker pour faire simple. Il y aura une émission de télé sur la chaine NRJ12 au des joueurs s'affronteront a Las Vegas et prendront des cours avec des pros. A la clef un contrat pro de 200.000 dollars. Comment ca se passe ? Tous les jours sur Pokerstar il ya des freerolls. Les 9 premiers sont qualifiés pour la finale ou les 30 premiers seront qualifiés pour le casting qui se déroulera à Paris.
C'est par hasard que j'ai fait le freeroll sur pokerstar. Nous étions 6300 et les 9 premiers seulement étaient qualifiés. Autant dire que j'avais peu d'espoir. J'ai joué serré agressif, avec un petit coup de pouce de la chance au bout de 45 minutes j'étais chip leader et je n'ai pas quitté le top 15 pendant les 5h30 qu'ont duré la partie. Sur la fin j'ai finit second au niveau des jetons. La finale aura lieu lundi à 20h00. Nous seront environ 550 et les 30 premiers seront qualifiés...... je n'ose à peine y rêver.

Bref, ca c'est l'avenir. Parlons un peu du passé. Vendredi, nous étions le 2 février, j'avais donc finit ma période de sevrage J'ai passé le week-end (comme tous les 15 jours) chez la femme de mes rêves à Paris. J'avais posé mon vendredi en RTT, et je suis arrivé à la capitale vers 12h30. Mathieu et sa femme sont venus passer le week end avec nous. A l'origine dans ma petite tête d'intoxiqué, j'avais prévu que Mathieu et moi irions jouer pendant que nos petites femmes iraient se faire une sortie. Mais manque de chance pour moi (nous ?), ca ne s'est pas passé comme prévu et Mathieu était interdit de poker. Le week end a été chamboulé, et une sortie en couple au théâtre était prévu le vendredi soir, les soldes la journée du samedi, une java le soir et le dimanche pour cuver....mais pas de poker au programme. Mais c'était la reprise et je ne pouvais pas me résoudre à aller au Paradis du poker sans jouer. Mathieu devait arriver vers 16h00, j'avais donc le temps d'aller à l'acf....
Mais avant d'aller plus loin, je vais vous dire 2 mots sur ma bankroll. J'ai prévu un budget poker de 1500 euros pour 2008. Ce qui me permet d'avoir 10 caves de 150 euros, ce qui me parait plus que raisonnable pour reprendre (de toute façon je suis au taquet et je ne peux pas plus...d'ailleurs c'est déjà trop, mais bon on ne se refait pas.).
ME voila donc parti à l'ACF avec mes 150 euros. Arrivé là-bas vers 12h45 GMT je me préparais mentalement à attaquer direct. C'était compter sans le destin. Plus de 10 croupiers ont démissonné en même temps, du coup il y avait très peu de tables d'ouvertes (2 tables à 100, 1 table à 50 et 2 tables a 250....) et une liste d'attente interminable. J'avais prévue de jouer sur une table à 50 ( blinds 2/2), mais il y avait plus de 30 personnes sur la liste d'attente. Sur les tables à 100 ( blinds 2/4), il y avait un dizaine de personnes. Je me suis donc inscrit sur une table à 100, et j'ai attendu, attendu, attendu. ( Je sais que 150 euros sur une table avec des blinds à 2/4 c'est peu, mais j'avais trop envie de jouer.). Et enfin vers 14h30 mes initiales sont prononcées, et je file à la table. J'avais 180 euros en fait devant moi, et ma stratégie était simple....tight, super tight, gaffe à la position et si en fin de parole il n'y a pas d'action et que je peux voir un flop pour 4 euros alors banco. Et surtout je souhaitais m'adapter au style des joueurs en face pour prendre les meilleures décisions. Et j'ai jette, jette, jette des mains. Puis est arrivé une main potentiellement intéressante KQ au cut off. Tout le monde avait limpé, et le me suis dit que c'était peut être une bonne opportunité pour relancer. J'ai donc envoyé 20 euros, et j'ai eu 2 clients ( la grosse blind, un joueur très loose et hyper agressif dès qu'il a la top pair même mal accompagné, d'ailleurs il avait déjà claquer plus de 400 euros depuis que j'étais la ; et j'ai été aussi suivi par une autre joueur super loose agressif qui ne faisait que jouer au yoyo avec son tapis.). Une fois les 20 euros mis, il me restait environ 130 euros. Un beau flop de merde est arrivé 4,8,9 avec 2 pique. Les 2 adversaires checkent. J'avais alors 2 options : le check ou le continuation bet..... J'ai choisi de checker et je vais vous expliquer pourquoi :
• j'avais la possibilité de prendre une carte gratuite
• Je n'avais rien floppé, aucun de mes adversaire ne semblait avoir floppé quelque chose non plus, par contre ils étaient loose et agressif. Je n'avais plus que 130 euros devant moi, avec un pot à 60 euros environ. Si j'avais voulu miser, j'aurai du mettre au moins 40 euros, au risque de me prendre un check raise et d'y laisser des plumes.
• J'aurai pu jouer sur mon image de joueur tight ( c'était le deuxième coup en 1 heure dans lequel je rentrais), et représenter une paire servie, mais j'ai préféré éviter toute situation qui dégénère. Je n'étais impliqué que de 20 euros et je ne voulais pas risquer mon tapis. Donc j'ai joué la prudence.

La turn est arrivée: King of diamond. ah. Bonne carte vous me direz, sauf que la grosse blind envoi son tapis pour 100 euros, immédiatement payé par l'autre joueur qui annonce qu'il a un tirage monstre. La je suis en plein dilemme. Qu'est ce qu'ils peuvent bien avoir ? Pour le joueur qui annonce qu'il a un tirage monstre, je n'ai pas de soucis, je sais qu'il a 10J de pique, soit un tirage quinte et couleur. Il a donc au moins 14 outs ( j'ai le roi de pique ), soit environ 28% de toucher son tirage. En tête a tête contre lui, pas d'hésitation, j'ai une main faite, il est a tirage, je suis favori à 2 contre 1, donc je fonce. Mais l'autre, qu'est ce qu'il a dans les mains. Je fais le tour des mains possible. Il a juste payé les 20 euros de relance preflop, donc je ne le vois pas sur AK. Par contre je l'imagine bien avec un K dans les mains, et du coup je me dis qu'il pourrait bien avoir 2 paires, donc je serai battu. Ou a lors il a un King mal assorti et il met la pression, comme il l'a déjà fait avant pour voler le pot. Tic tac, tic tac.... Ma seule solution pour m'en sortir est de faire un side pot avec Mr Tirage, ca limitera la casse si M ; big blind a 2 paires et du coup si son tirage ne rentre pas je limite les dégâts. Banco je pousse mon tapis, pas trop rassuré. Logiquement, Mr Tirage paie mon tapis ( un trentaine à rajouter.) Je retourne mes cartes histoire de voir si les autres en font autant et aussi pour me rassurer. Logiquement Mr Tirage retourne 10J de pique et Mr BigBlind retourne K...................................................................................................6.
J'avais vu juste. Il a donc 3 outs pour gagner le coup ( les trois 6 restants). Je serre les fesses, et le croupier nous retourne un 10 rouge, et je rafle la mise.

Alors c'était quoi, de la chance pure, du talent ? Ni l'un ni l'autre. Je jouais en short stack et j'ai pris la décision qui était mathématiquement correcte en fonction des mains et du profil de mes adversaires. Certes il faut un peu de chance, car Mr tirage aurait pu toucher son tirage, mais je n'aurai pas eu de regrets, car j'aurai fait le bon choix. Après ce n'étais plus mon problème mais celui du hasard.

J'étais donc à la tète d'un tapis d'un peu plus de 400 euros, heureux. La partie se poursuit. A ma droite, un jeune homme d'environ 25 ans, en plein rush, se monte un tapis de fou. Quand je suis arrivé à la table, il avait environ 300 euros, et la il se retrouve avec au moins 1500.... Ca calme. Nous voila de blinds, lui de petite, moi de grande. Je reçoit une paire de 3 rouge. Il y a 1 limper et Mr Big Stack envoi 24 euros au total. Mouai, il me couvre, j'ai une petite paire de merde, et je sais que j'ai moins de 10% de chance de toucher mon brelan.... Bah, après tout, rajoutons les 20 euros. J'ai un peu de bénef, si je ne floppe rien je lâche ma main. Et c'est parti. Le flop arrive 9/6/et 3... Bingo. Mr Big Stack est le premier à parler et d'entrée il envoi 100 euros... waouuuu. Que dois je faire, caller, relancer, mais qu'est ce qu'il a ce mec..... Quelque coups avant ca il avait floppé un set contre un autre set inférieur et il avait pris le tapis du gars, il est en plein rush... allez, je relance du minimum soit de 100 euros. Le troisième larron se couche instantanément, et Mr Big Stack regarde mon tapis et dis : « il te reste combien 190 ? allez je mets ton tapis » .....hum hum, réfléchissons un peu....Il ne va quand même pas refaire le coup du set contre set ? J'enlève mes écouteurs, et je lui demande « t'as un brelan », et la il me fait « ah ah », et je sens bien qu'il n'en n'a pas alors je pousse tous mes jetons. A ce moment il me dit « je n'ai pas de brelan mais toi tu en as un, c'est encore jouable » et il me montre un paire d'as. Je ferme les yeux en priant, je n'écoute que sa voix et ses réactions : « allez tu peux le faire, tu l'as déjà fait...... bien joué.....si j'avais relancé plus tu te serais couché ? ». Je venais de craquer ses as et de remporter un pot d'environ 800 euros. Yes !!!! S'il avait relancé à 36 comme il l'avait déjà fait auparavant, je me serai surement couché preflop.

Un peu plus tard, je chope AQ under the gun. Je me contente de limper, et mon voisin de gauche relance à 24 au total. Tout le monde se couche et logiquement je complète. J'annonce que je checke dark. Le flop arrive : 10 6 A rainbow. Le gars envoi 30 euros, je paie en annoncant encore que je check dark.... River un A... et il mise 60 euros. Je réfléchis : il a joué très peu de coup depuis que je suis à la table, c'est donc un joueur tight et son hand range va a mon avis de A10 à AK en passant par les paires servies. Il a encore 300 euros devant lui. C'est lui qui a relancé preflop, et je n'ai pas plus d'infos que ca sur la force de sa main : et s'il avait A10 ou AK ? Et la je commets une erreur en me contentant de payer et en checkant a nouveau in the dark. Il check aussi et retourne AJ.
Pourquoi est ce une erreur : A la turn j'aurai du le relancer pour connaitre la puissance de sa main ou au moins savoir s'il l'aimait bien. Une relance a 120 aurait été la bienvenue. A défaut de relance, j'aurai pu me contenter de payer mais de faire un value bet à la river ( un 6 ce qui faisait 2 paires, mais qui était aussi une carte inquiétante). Au lieu de ca j'ai joué petit bras en me disant que je ne voulais pas que le pot s'enflamme, car s'il m'avait envoyé la boite je n'aurai pas su quoi faire... Ma décision a été dictée plus par la peur que par la raison ( petit manque de confiance en moi en ce moment ?). Je pense que dans ce jeu ceux qui prônent le : on relance ou on se couche mais on ne paie pas, n'ont pas forcément tort.

Moralité je me suis retrouvé avec un beau tapis de 926 euros, soit un bénéfice de 746 euros. Il était 16h45, largement l'heure de retrouver Mathieu et Aby au métro GeorgesV.

Voili voilo, c'est tout pour aujourd'hui.

# Posté le lundi 04 février 2008 14:05

Loose ou Tight, quel joueur êtes vous ?

En préambule, je vous invite à visionner cette vidéo. C'est la main entre Doyle Brunon et Guy Laliberté aux high stakes poker.. Elle a rapporté plus de 400.000 dollars à Doyle Brunson,

Contexte : les joueurs ont une cave de départ de 500.000 dollars. Guy Laliberté marche sur la table : il a un jeu très loose, rentre dans beaucoup de mains, et il touche un maximum de jeu. Bref c'est plus que son rush. A contrario, Doyle est une vraie serrure. Il rentre dans très peu de coup et ceux qu'il joue, il les gagne.

Je ne suis pas entrain de dire que les joueurs loose sont destinés à être dépouillé au profit des tight. Chaque style de jeu a ses avantages et ses inconvénients :

Le jeu loose :

Avantages : difficile pour l'adversaire de nous situer sur une main. On est toujours dangereux, et l'autre n'est serein que s'il est max, ce qui n'arrive pas souvent. On joue a fond sur notre image, ce qui permet de se faire payer des monstres.

Inconvénients : La variance de notre tapis est assez importante. En effet rentrer dans beaucoup de coup suppose d'avoir une bankroll solide. Il faut aussi avoir une bonne lecture de l'adversaire, pour savoir quand relancer si l'autre doute ou quand jeter s'il est fort.

Le jeu tight :

Avantage : on joue du lourd, du très lourd. Quand on rentre dans un coup c'est pour le gagner, on aura au minimum la top paire avec un kikker en béton, le flush ou la quinte max. On a une faible variance de son stack car on rentre dans les coups qu'on choisit, et on mène la danse, on ne se laisse pas embarquer. On joue sur son image de joueur serré agressif pour voler les pots après le flop, avec le continuation bet, même si on a rien flopé. On pourra facilement bluffer les cartes inquiétantes ( A, K , ...)

Inconvénient : on est assez lisible, et prévisible pour un joueur qui a l'habitude. On ne touche un flop qu'une fois sur trois, ça incite les joueurs loose à payer pour nous cracker ou au moins voir le flop. On joue peu, donc on est tenté de surjouer ses grosses mains quand elles se présentent. On peut etre plus tenté par le bluff post flop qui peut coûter cher.


Alors quel genre de joueur étés vous ?

Pour ma part, je suis tight agressif au départ. Je prends la température de la table. Une fois que j'ai gagné quelque pots et que j'ai montré des grosses cartes, j'ouvre mon jeu et je vais jouer plus loose ( connecteur bas etc ... )
Le plus important c'est l'image qu'on donne à la table. Par notre image et nos relances on arrivera à coucher des mains plus fortes.

Voili voilo, a plus
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# Posté le mardi 22 janvier 2008 17:44

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 17:52

DE LA COMPATIBILITE DU POKER, DE L'AMOUR, ET DE L A VIE DE FAMILLE

DE LA COMPATIBILITE DU POKER, DE L'AMOUR, ET DE L A VIE DE FAMILLE
Ce post aurait du s'intituler : « l'envie de jouer est-elle plus forte que tout », ou « poker et vie de famille sont-ils compatibles ? »

Vous le comprenez, je ne parlerai pas de main dans ce post, mais simplement de l'approche du jeu, de l'addiction et de la compatibilité avec la vie de famille.

L'approche du jeu :

Il ne vous est jamais arrivé de vous demander pourquoi vous jouiez au poker ?
Pour ma part, ça m'arrive souvent, et les raisons sont multiples :
• envie de me fixer des défis
• Avoir de poussées d'adrénaline
• Gagner (ou perdre) de l'argent
• Passer le temps, m'occuper
• Etre bon dans ce que je fais
• Pouvoir être fier de moi
• Apprendre et progresser
• Apprendre a mieux me connaître et mieux me maîtriser

C'est sur que présenté comme ça on se dit que le poker a beaucoup d'avantages ; Mais qu'en est-il réellement ?

Pour commencer, le poker est un jeu addictif. On commence petit et on en veut toujours plus. Il suffit de voir l'ampleur que prend ce jeu, et la vitesse a laquelle il se développe. Mettez dans une même pièce 100 personnes de que rien ne semble rapprocher (différente langue et origine socioculturelle), mais ayant en commun la même passion du poker. Vous verrez que tout le monde communiquera ensemble. En effet c'est un jeu fédérateur, universelle et dont les règles du jeu peuvent être assimilée par un enfant de 8 ans. C'est sans doute cette simplicité qui nous pousse a jouer un peu, puis de plus en plus, car on croit qu'on progresse, on progresse ou on a envie de progresser.
Ce qui rend ce jeu addictif c'est aussi ce rapport dominant/dominé qu'on a. Derrière une table on n'a pas de patron, pas de compte à rendre, on peut être 100% soi-même...et ça aussi ça nous manque dans la société actuelle.

Pour continuer c'est un jeu chronophage. Plus on joue, plus on a envie de jouer. Le temps passé derrière une table dans un cercle ou derrière un ordi, c'est autant de temps qu'on ne passe pas a faire autre chose...et ça mène la ou je voulais en venir : c'est un jeu qui désociabilise. En effet, on vit poker, on dort poker (qui n'a jamais rejoué ses mains la nuit en rêve), on mange et on boit poker (ma chérie m'a offert des mugs a l'effigie de cartes... je les adore).

Pas brillant le constat, n'est ce pas ?
En fait, c'est surtout vrai pour les personnes jeunes et qui sont accroc a ce jeu. Le plus dur étant de prendre du recul. Pour ma part c'est ce que je fais en ce moment, avec mon break d'un mois. Du coup, je passe plus de temps a m'occuper de moi, j'ai repris le sport, histoire de perdre le quelque kilos pris pendant les vacances, je fais un peu plus attention a ce que je mange, je passe plus de temps avec mes potes, et je fais ce blog, histoire d'utiliser ma tête.

En me projetant dans l'avenir, je pense que c'est comme cela que je continuerai a agir quand j'aurai repris le poker. Je ne lâcherai plus le sport. En effet le sport, c'est bon pour le corps mais aussi pour la tête. On se fixe des défis, des buts a atteindre...on développe notre instinct de compétition, et ça aussi c'est bon pour le jeu. Quand on est en meilleure forme, on encaisse mieux les longues sessions car on a l'esprit et le corps plus affûté, donc on fait moins d'erreur que les autres a une table. Un esprit sain dans un corps sain, la recette idéale.

D'autre part j'ai la chance d'avoir une chérie très TRES compréhensive, et pourtant on ne se voit que le week-end. Cependant, elle me laisse vivre ma passion, même si des fois j'abuse un peu (exemple mes deux sessions marathon le jeudi 20 décembre de 10h30 à 01h00 et le vendredi 21 de 10h30 à 04h00 du mat....pour revenir broke... et oui quand on est crevé on fait n'importe quoi, et quand on ne sait pas s'arrêter, on est une proie facile.. Et encore ce ne sont que 2 exemples parmi tant d'autres.)

Ca me permet d'arriver sur le dernier point que je souhaitais aborder : le poker et la vie de famille. Je vois plus de situations ou le poker pose un problème dans les couples que des situations ou le poker s'intègre parfaitement dans celle-ci.
Quels peuvent être les problèmes :
• On joue et on perd de l'argent (ou en gagne, mais dans ce cas la ça ne pose plus de problème)
• On n'est pas honnête envers sa conjointe par rapport aux pertes liées au jeu
• On passe beaucoup de temps a jouer
• On ne parle plus que de ça, et on a du mal a communiquer dans son couple

Il en ressort 2 grands axes : l'argent et le temps/la communication.

Le poker et l'argent :

* Afin d'éviter tout soucis avec votre conjoint(e), n'allez pas mettre en péril la situation financière du couple pour le jeu. Définissez vous à l'avance une bankroll et tenez vous y scrupuleusement.
* N'hésitez pas a impliquez votre conjoint(e) dans la gestion de votre bankroll si vous vous sentez un peu faible a ce niveau la. Le poker est un loisir, en tant que tel, il passe après les charges du couple et les projets que le couple a en commun (vacances, achats a venir etc...). S'il vous est impossible de dégager un montant conséquent, et que vous vous sentiez frustré, parlez en avec l'autre et essayer de trouver un terrain d'entente. Pas besoin de mettre 400 euros par mois si vous ne pouvez pas vous le permettre (moi je ne peux pas), même 10 ou 20 euros par mois sur internet peuvent être suffisant a vous créer un début de bankroll. Ce n'est pas parce qu'on joue a des petites limites qu'on est obligé de jouer comme un donk. Si vous avez un jeu serré et sérieux, vous prendrez votre cote par de bad beat, c'est inévitable, mais vous serez gagnant sur la durée.
* Ne jouez pas plus de 10% de votre bankroll par partie, et n'ayez qu'une obsession : être un joueur gagnant.
* Ne vendez pas votre bankroll comme un investissement. Ca peut rapporter, mais vous pouvez aussi tout perdre. Donc ne pêchez pas non plus par excès de confiance, car les dieux du poker sont durs et parfois injustes.
* Soyez honnête avec votre conjoint(e) quand a la fluctuation de votre bankroll. Ne cherchez pas a lui cacher vos défaites, car après la chaîne de la confiance est brisée, et partagez vos victoires (mais ça généralement il n'y a pas besoin de le préciser, on le fait d'office)
* Soyez honnête avec vous-même, quand a vos résultats.
* Il peut arriver que l'argent soit un faux problème et qu'au fond l'autre soit plus inquièt(e) par l'univers du poker, le jeu, l'addiction, et tous les préjugés en rapport avec le monde de la nuit et du jeu. Expliquer lui alors que le poker est certes un jeu de hasard, mais que vous pouvez contrôler une partie de ce hasard. Parlez lui de l'aspect statistique du jeu, des cotes, du choix des mains de départ etc..., mais sans occulter l'aspect bad beat. Bref soyez rassurant

Le poker et le temps/la communication :

Comme je le disais, le temps qu'on passe au poker, c'est autant de temps qu'on ne passe pas a faire autre chose, et c'est surtout du temps en moins avec sa moitié.
La encore il y a plusieurs cas de figures. Si l'autre est independant(e), pas de soucis, l'adaptation se fera bien. Par contre si l'autre n'était pas habitué, ça risque être plus problématique. Au début, pas de soucis, tout nouveau, tout beau. Je te laisse jouer, après tout il faut bien que tu t'amuses. Ensuite on trouve ça trop envahissant. Finalement on pète les plombs et c'est le chantage : « c'est le poker ou moi »....euh ben ça sera le poker...non, reste je déconne.( putain je suis mal....).

Alors comment faire : communiquez. N'hésitez pas a impliquer l'autre dans votre jeu en lui confiant le rôle de maître du temps, par exemple. Fixez ensemble les règles du jeu et tenez vous y. Nous les hommes, on a tendance a être des grands enfants et quand on commence un truc on est comme des boulimiques et on perd la notion des choses, du temps, et des proportions. Si vous avez la chance être différent tant mieux, sinon impliquez votre partenaire, et soyez RAISONNABLE. Investissez dans votre couple, le retour sur investissement est garanti. Mais il faut que la raison soit des 2 cotés. Il faut aussi que l'autre accepte de vous laisser jouer, sans faire de reproches plus tard (et ça c'est dur).

La recette pour qu'un couple marche, c'est le bonheur. Et le bonheur c'est quoi dans un couple ? un couple c'est la formule suivante 1+1=3. Pour que le couple soit heureux et épanoui ensemble, il faut que chaque individu qui compose le couple soit lui-même heureux et épanoui individuellement. Si le bonheur de l'un doit se faire au détriment du bonheur de l'autre, il y a frustration, et frustration = déséquilibre, déséquilibre = reproches, bref l'antithèse du bonheur.
Alors facile a dire, certes, mais pas toujours a faire. Mais se donner les moyens d'y arriver et essayer c'est déjà avancer dans le bon chemin.

Voila ami lecteur, l'école du poker, c'est aussi l'école de la vie. Si le jeu est un soucis dans ta quête de l'épanouissement personnel, regardes toi dans une glace et poses toi les bonnes questions. La voie de la raison est toujours la plus forte.

Ce post est aussi une façon de m'en convaincre.

L'amour reste, les cartes passent....

Les prochains post seront plus techniques, promis. Mais cet aspect du jeu me paraissait important a signaler. Je vous conseil à tous la lecture du livre de Manuel « ManuB »BEVAND qui s'intitule « Poker, passer pro », dans la collection poker expert. C'est une bonne source de reflection.

Voili voilo, c'est tout pour ce soir.

PS : un Grand merci à toi Karyn, d'être celle que tu es et de m'accepter tel que je suis. Je t'aime..... Ça a du bon la blogothérapie.

PS2 : spéciale dédicace pour toi Mathieu, partages ca avec Aby, ca peut peut etre aider. Je vous embrasse
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# Posté le mercredi 16 janvier 2008 20:09

Quand King Kong s'envoit en l'air

Quand King Kong s'envoit en l'air
Ce post, comme son titre l'indique traitera de la façon de jouer la pocket paire de roi, aussi appelée King Kong.

Pour ma part j'ai eu 3 mauvaises expériences avec cette main :
• la première fois, dans une partie entre pote. Je suis en mid position, je relance, Robert au bouton me sur relance et j'envoie tapis. Il paie et retourne AA
• Au casino de Luxeuil, j'ai un tapis de 500 euros, a ma droite se trouve une personne d'une 50aine d'année, qui paie des tirages impossibles, mais qui relance peu préflop. Les blinds sont a 2/4, il met 10 euros, j'en met 40, il en met 100, je mets tapis (et il me couvre), il paie et retourne AA....oups 500 euros de moins, ça calme.
• Une partie entre pote je n'ai qu'une cave de 5 euros devant moi, je boite et je suis encore suivi par AA.

Dans ces 3 cas, mes rois ont été battus par des as.

Statistiquement, on ne reçoit la paire de roi ou d'as que toute les 221 mains
Et la rencontre AA VS KK arrive environ une fois sur 24.

Alors comment jouer les rois ?

J'ai regardé pas mal de vidéos, notamment les high stakes of poker.
Au cours d'une saison, Barry Greinstein reçoit KK et il est relancé. Sa réponse quasi instantanée est d'aller a tapis
Dans la dernière saison, on voit Jamie Gold contre Sammy Farha, avec respectivement KK Vs AA. La non plus il ne lâche pas ses rois et ça lui coûte un max (heureusement qu'il fait sa pleureuse avec Sammy, ça lui épargne une centaine de milliers de dollars.). Au cours des WSOP, Phil Helmut ainsi qu'une joueuse dont j'ai oublié le nom ont chacun AA et un troisième joueur a KK, CA part a tapis, pourtant mr KK sait que les as sont de sortie, mais il tente sa chance
Tout ça pour dire qu'on lit partout qu'il faut savoir lâcher ses mains etc etc etc...Facile à dire, mais pas toujours à faire.

TJ Cloutier dit que lorsqu'il y a trois relances, les as sont de sortie, ça se vérifie assez souvent.

Si je reprends ce qui m'est arrivé à Luxeuil. Il met 10 je mets 40 il met 100. J'aurai pu me contenter de payer et voir sa réaction sur le flop (que des cartes en dessous du 8), en plus j'avais la position sur lui. Le pot aurait été a 200 euros, il aurait été raisonnable de sa part de miser 100 euros, et pour ma part je l'aurai relancé a 200 pour tester sa main. La il m'aurait envoyé le tapis et j'aurai pu me coucher.... Pourquoi pas.
La différence en casino ou en cercle, c'est le montant de notre tapis. Il arrive souvent que certains joueurs jouent de AKs à A10s a fond en n'hésitant pas à surrelancer ou à mettre leur tapis en jeu préflop. C'est ce genre de comportement qui pousse à jouer KK a fond. D'où l'importance de la lecture du jeu adverse. Si j'avais bien lu mon adversaire, j'aurai pu coucher ma main, sans regrets, car il relançait peu même avec AK. Ca fera l'objet d'un prochain post

KK Vs Ax...

La rencontre ultime AA vs KK étant rare, il ne faut pas non plus se focaliser dessus a chaque fois. L'autre joueur avec un as plus ou moins bien accompagné ne joue que pour 3 cartes et nous sommes favorie a plus de 70%. D'autre part, les probabilités pour qu'aucun autre joueur à la table (en se basant sur une table de 9 personnes) n'ait reçu aussi un as sont inférieure a 30%. (On peut donc raisonnablement penser qu'un ou plusieurs joueurs aient un As mal accompagné qu'ils ont jeté, et notre probabilité de victoire n'en n'est que meilleure).
L'avantage des rencontres KK Vs Ax en excluant le tapis préflop est la possibilité d'avoir des scénarios de jeu ou l'adversaire a top paire, top kikker. Il sera souvent près a aller loin avec son jeu.

KK Vs paire servie inférieure

La probabilité de victoire est de 82%. Donc à moins d'un sérieux coup de malchance on est bonne posture pour rafler la mise. D'où l'intérêt de relancer fortement préflop. La personne ayant une paire servie aura envie de voir un flop, mais souvent elle n'ira pas voir la river (sauf si toutes les cartes du boards sont inférieures à sa paire servie)

KK Vs suited connectors

La chance de l'emporter est de 77%


Alors, comment jouer KK..... Ma réponse est à fond, en évitant si possible d'aller à tapis préflop. On se donne une chance de coucher sa main si un as apparaît au flop, on a un gros potentiel de gain contre des mains top paires top kikker.
Il ne faut pas oublier que ce genre de main n'aime pas trop la compagnie (2 autres joueurs maximum)

Voili voilo, c'est tout pour ce soir

# Posté le mardi 15 janvier 2008 11:08

Modifié le mercredi 16 janvier 2008 17:32

LE CHEF D'OEUVRE

LE CHEF D'OEUVRE
Et après installation de la mousse et du skaï, on a cette magnifique table

Le tout pour un prix de revient de 152 euros.
D'ailleurs si ça intéresse quelqu'un, cette table est a vendre pour la modique somme de 199 euros, ou alors je peux vous en fabriquer une sur mesure pour sensiblement le même prix.
Je suis en pleine prospection de matériaux de meilleure qualité encore, notamment au niveau du felt. Je pense avoir trouvé un fournisseur avec des produits sympas. Plusieurs coloris sont possible tant au niveau du skaï que du felt.
Si jamais vous souhaitez réaliser vous-même votre table et que vous avez besoin de renseignements je suis a votre disposition, n'hésitez pas a laisser vos commentaires.

Voili voilo, a plus...

# Posté le vendredi 11 janvier 2008 10:51

Modifié le mardi 15 janvier 2008 12:12